Voici, enfin, voilà le 100è article (édit) de ce blog.
En cet occasion je vais faire un message de prévention. Non pas de la prévention SIDA mais bien de la prévention arnaque. Cette histoire je ne l'ai pas inventée, elle m'est arrivée il n'y a pas plus d'une heure sur la rue de Fer à Namur. C'est pourquoi, tant que les détails sont encore clair, je me presse de raconter.
Après avoir fêté avec un certain taux d'alcolimie dans le sang la fin de mes examens, j'ai passé la nuit chez Julien. Etrangement je ne me sens pas trop mal. Pas de gueule de bois. Un peu de fatigue mais ça va pour les sept heures de sommeil. Donc je remercie pour la ixième fois Julien de m'avoir logé pour la ènième fois. Je m'en vai donc et décide de me promener un peu. J'avais une envie de boire un coca du Quick. Avant ça je vais chez "Cinephile" me rincer l'oeil et me dirige donc vers le Quick.
Un gars s'approche de moi. D'origine étrangère d'apparence. Il me semble tout de suite assez sympathique. Ce qui, entre nous, n'est pas naturel chez monsieur et madame "tout-le-monde". Il me dit qu'il est là pour une association (dont je ne citerai pas le nom) contre le racisme. Okay, j'avais deviné. De plus je connaissais déjà cette association qui m'avait déjà fait le coup plusieurs fois. Je ne compte pas me laisser avoir. Ecoutez (ou plutôt "lisez"), la suite est importante. Vous comprendrez tout de suite.
Il me file un de ces autocollants disant : "ne soyez pas racistes" ou bien "être esemble". Que des mots. Or les mots ne prennent leur sens que lorsque l'humain veut les faire valoir. Ce type de propagante est inutile, tant par con caractère ephemère que par son apparence désuette.
Il commence à me parler. Sa "tchache" est bonne, trop bonne même. Il me demande de faire la charité. Okay, je ne suis pas contre. A l'occasion j'aime bien donner de l'argent, que ce soit aux clodos ou à ces foutues association. Va savoir. Le père Ganty nous dirais que c'est une manière de vouloir se sentir bien. Penser avoir faire sa BA de la journée et croire est enfin en paix avec le monde.
Donc à ce moment-là, j'avais plus ou moins la somme de 7euro80, un billet de cinq compris. Je me dis ça va, j'ai de la monnaie. Je sors de ma poche ma monnaie. Il avait d'abord demandé une pièce soit de un euro, soit de deux euros. Voyant la monnaie dans ma main, il me dit "bin t'as 2,50". Je me dis ça va. J'ai encore cinq euro en poche. Je les lui donne.
Puis automatiquement, il se remet dans la "tchache" en parlant très vite. Les infos fusent, je n'ai pas le temps de réfléchir. Mais je capte tout de suite le jeu (c'est pas la première fois que je me fais avoir). Il me dit qu'un gars lui a passé trop de monnaie.
Faux! Il vennait juste d'arriver. Je l'avais vu de loin. Il entrait à peine dans la rue de Fer. Or ces gens sont limités par le quartier où ils se trouvent. C'est dans l'autorisation qu'ils ont avec la Ville ou la Police
Il me demande si j'ai un billet de cinq ou de dix pour lui changer. Là il faut que je sois particulièrement attentif. Je prend mon billet de cinq pour voir. Je ne le lui donne pas. Il le prend alors même que je ne le lui tende. Puis il repart avec sa "tchache" sur le fameux autocollant que je tenais toujours en main. Je sens qu'il va arriver au bout de son argumentation et s'en aller. Je le coupe dans son explication et lui dis qu'il ne m'a pas rendu la monnaie. Il me rend deux euros. Il essaye de m'avoir et repart sur la "tchache". Je lui dis que c'est la monnaie de cinq euros.
Il commence à me parler d'enfants qu'on peut sauver en donnant huit euros. Mais moi je n'ai pas l'intention de donner plus que ce que je n'avais. J'insiste. Il me rend une pièce d'un euro. Et me dit qu'il me fait un prix, que c'est pas dans ses habitudes, que son boss regarde pas. Au lieu de payer huit euros, il me fait "le sauvetage du gosse" pour demi-prix : 4 euros. Je me dis : "Où va-t-on? On négocie le prix d'un gosse. C'est n'importe quoi"
J'insiste encore. Il me cède "ma" pièce de deux euros. J'ai récupéré mes cinq euros. Il me prend son autocollant des mains. Puis avant de s'en aller il me demande si je ne peux pas mettre deux euros pour la charité. Je rétorque que je lui ai déjà donné 2,50. Il s'en va sans dire "au revoir".
Résultat : je me retrouve avec environ 5euro30 en poche, 'ai donné ce que je voulais donner, je n'ai pas eu l'autocollant (j'en ai rien à foutre cependant), je me suis pas laissé faire. Si ça avait été le cas je me serais retrouvé avec à peine trente cents en poche.
Qu'en dites-vous? Personnellement, la prochaine fois, je ne donnerai pas. Je ne donnerai plus.
Une fois je ne me suis pas rendu compte. Je me suis fait plumé entre dix et quinze euros. Sur du change et un jeu de "tchache" et de "passe de main en main". Résultat : plus d'argent pour prendre le bus.
Un petit conseil : dans ces cas, focalisez-vous sur ce que vous êtes prêtsà donner et à garder. Et plus encore : ce que vous devez garder pour votre propre sécurité en cas de pépin. Parce que ne plus avoir d'argent sur soi pose énormement de problème. Et n'essayez pas la "tchache" pour récupèrer votre argent. Vous n'avez aucune promesse. A savoir : l'autocollant.
Soyez vigilant ;-p